samedi 14 juillet 2012

Encyclopédie du rock britannique sixties : la lettre B (part 1 Peter B's - Blossom Toe)

The Peter B's Looners, puis The Peter B's : *** Groupe instrumental de Peter Bardens (claviers) entouré de Dave Ambrose (basse) et surtout Peter Green (guitare) et Mick Fleetwood (batterie) qui, par un single, marque début 66 les débuts sur vinyle de Peter Green dont on entend aussi la voix sur la face A If you wanna be happy. Je ne manque pas de proposer la face B également : Jodrell Blues. Au cours de cette même année 66, le groupe va devenir backing band du Shotgun Express apparemment.

Babylon : Groupe rock de 68 avec la chanteuse Carol Grimes (Into the promised land), qui rejoindra le groupe Delivery en 69 (Fighting it out), puis le groupe Uncle Dog (We've got time, avec Paul Kossoff), avant d'entamer une carrière solo (Uphill peace of mind, en 75). Malheureusement, il s'agit à chaque fois de seconds couteaux.

The Bachelors : Trio vocal irlandais de télévision et cabaret qui connut le succès auprès des plus âgés de 63 à 67, notamment avec le hit Diane en 64.

Badfinger : Il était un groupe au sud du Pays de Galles qui avait pour nom The Iveys et qui, après un premier album, envoya des démos à Paul Mc Cartney, lequel prit le groupe sous son bras. Comme un membre, Griffiths, décida de ne plus faire partie de l'aventure, le groupe qui le remplaça par un homme de Liverpool (!) se rebaptisa Badfinger. Leur premier single fut un cadeau de Mc Cartney, la célèbre chanson Come and get it. L'album ne contient plus ensuite que des compositions originales mais il sert de B.O. à un film où apparaît Ringo Starr: Magic Christian Music. Paul Mc Cartney joue des percussions sur sa composition et du piano sur Rock of all ages. Les cinq albums suivants ne se feront plus remarquer et le succès des singles ne sera jamais marquant. Pourtant, Peter Ham et Tom Evans ont composé le célèbre et poignant Without you pour Harry Nilsson, artiste affectionné justement par Lennon et Mc Cartney à la grande surprise de la presse si je ne m'abuse. Il faut dire que la version originale de Badfinger assure beaucoup moins. Or, frustré, Peter Ham quitte le groupe en 75 et se suicide. Les deux autres membres qui furent à la fois des Iveys et de Badfinger réapparaîtront dans The Dodgers en 76. Mais, Tom Evans se suicidera à son tour huit ans après.
Bien qu'il ait quitté le groupe du temps des Iveys, Griffiths a laissé une composition au groupe Badfinger : Dear Angie. Mais, je n'approfondis pas ici l'intérêt possible des compositions d'Evans ou Ham. Je ne monte pas non plus pour l'instant ce groupe en épingle. Ce que j'ai écouté n'a pas vraiment retenu mon attention, malgré l'aura magique de Without you.

Bakerloo : d'abord The Bakerloo Blues Line, plus significatif. Ils ont fini par enregistrer un album en 69, puis ils casseront.Un membre joindra Graham Bond. Le batteur fera partie de Uriah Heep et le guitariste remplacera Peter Frampton dans Humble Pie, puis fera partie de Colosseum. Titres pas tellement enthousiasmants et bien précurseurs des codes heavy metal : Gang Bang, Son of Moonshine.

Long John Baldry : Il fait partie de la scène rhythm'n'blues anglaise et traverse les sixties avec Alexis Korner, Korner's Blues Incorporated, Cyril Davies' All Stars, The Hoochie Coochie Men où il découvre alors le leadership. Il participe en 65 à Steampacket. Parallèlement, il a une carrière solo avec des singles et deux albums Long John's Blues et Looking at Long John. Il enregistre ensuite avec Bluesology. Puis, il passe du style rhythm'n'blues aux poignantes ballades et obtient alors le succès avec Let the heartaches begin fin 67. Mais, l'audience lui échappera ensuite, malgré dans les années 70 des albums produits par Rod Stewart et Elton John. Reginald Dwight était un membre justement du groupe Bluesology qui, en 67, s'est rebaptisé Elton John en hommage au saxophoniste Elton Dean (Bluesology) et à Long John Baldry précisément.

A Band of Angels : Groupe correct du milieu des sixties où apparaît Mike d'Abo, futur membre de Manfred Mann. Un titre : Not true as yet (65).

Band of joy : groupe où figuraient Robert Plant et John Bonham avant de passer dans Led Zeppelin. Le but est de donner un titre de ce moment-là et non de la période à succès tardive du groupe en 77 qui ne concerne plus Plant et Bonham, ni de la formation actuelle Robert Plant and the Band of joy. Donc, voici de 67-68, une reprise de Hey Joe.

The Banshees : Groupe de Newcastle où Bryan Ferry (Roxy Music) fait ses débuts. On notera une reprise de I got a woman de Ray Charles en 64. Il existe un groupe sixties américain homonyme.

The Barron Knights: groupe anecdotique pour amuser la galerie avec des medleys de reprises (top of the pops medley 60s BBC, Pop goes the workers, Call up the groups). On aura le plaisir d'entendre les stones joués chaudement au milieu d'un joyeux fatras avec d'autres bons titres. Le groupe connaîtra soudain le succès après 15 ans avec fin 77 et courant 78 deux titres Live in trouble et A taste of Aggro, puis l'album Night gallery.

(Pat Wayne &) The Beachcombers : Je trouve un titre avec Jimmy Page, une reprise de Roll over Beethoven. Mais, je cherchais de la même année 63 l'instrumental Mad Goose, avec Keith Moon futur batteur des Who.

The Beatles : Hors-catégorie. Un des plus grands groupes de l'histoire du rock, celui dont la notoriété est la plus grande. On peut foncer pour ce qui est des albums et compilations officiels. Pour les bootlegs, il faut en revanche privilégier la période 66-70. Une édition vinyle de Revolver en version alternative et, pour avoir des bonus, le mieux est une édition bootleg de l'Album blanc de 68, car en général on en reste à deux ou trois bonus, là il y en a plus. Bien sûr, on peut acheter aussi directement des compilations d'inédits. Il y aura bien sûr à suivre les carrières ultérieures des Beatles. Malgré de petits succès de ventes, la carrière de Ringo Starr est plus anecdotique. George Harrison a sorti un titre impressionnant vers 1987, mais sa carrière solo est surestimée dans les années 70. La carrière solo de Lennon se tient pratiquement au niveau des Beatles jusqu'en 71, puis après c'est la chute libre. Les gens me fatiguent avec Imagine (à quoi rime la célébration anormale de cette chanson?), je préfère Jealous guy et Instant karma, rien qu'à m'en tenir aux débuts solos de Lennon. La carrière solo de Mc Cartney a des hauts et des bas, on retiendra le Band on the run, certains titres des Wings, certains autres en duo, quelques albums en solo. Entrées prévues.
On peut aussi s'intéresser aux titres écrits pour d'autres. Come and get it pour Badfinger, certains titres pour Cilla Black peut-être, et je me rappelle un Goodbye (que j'ai sur une compilation) pour Mary Hopkin, d'autres encore.

The Beat merchants : Un rhythm'n'blues bien trempé en 64 avec Pretty face. Je peux donner les deux titres de ce 45 tours sur le lien suivant : Pretty face / Messin' with the man. C'est un style musical auquel je suis plus particulièrement sensible évidemment. Le groupe semble s'être d'abord appelé Peter and the Hustlers, il viendrait de Brighton et, éphémère, il n'aurait laissé que deux singles. L'autre titre qui est cité d'eux est la reprise de So fine, un titre de 59 des Fiestas déjà repris par Freddie and the Dreamers, groupe anglais merseybeat connu. Ils reprennent également She said yeah en face B d'un single, de So fine je suppose, puis d'autres titres se rencontrent sur la toile, d'une compilation d'inédits intitulée The Beat goes on et sortie en 2000 apparemment : Not guiltyAll she wants me, mais on en restera à Pretty face et So fine.

The Beatstalkers : On les a baptisés The Scottish Beatles et on n'y croit déjà guère, mais ils ont aussi joué trois compositions de David Bowie. Leurs trois premiers singles de 65 n'ont pas connu le succès, bien qu'ils soient considérés comme bons. Une face B reprise d'un titre de Joe South : You'd better get a better hold on. Un début pas trop de bon goût avec Everybody's talking about my baby. Left right left, A love like yours, Ain't no soul (left in these ole shoes), mais le gros coup serait la face B du single que je viens de citer, rien moins que l'origine instrumentale de I can only give you everything, l'instrumental Bass line a été composé pour eux par Tommy Scott, mais, avec ajout de paroles par Bill Martin, ce titre sera magistralement repris et rendu célèbre par The Them, puis The Troggs.
Des remplacements ont eu lieu au sein du groupe en 67 et c'est à ce moment-là qu'ils ont sorti cinq nouveaux singles dont trois titres de David Bowie : A Silver Treetop school for boys, Everything is you, dont voici la version par l'intéressé même en 68, et When I'm five. Les deux derniers titres cités de Bowie sont des faces B en fait, mais When I'm five est la face B d'une reprise d'un inédit du groupe The Action, Little boy.
Sugar chocolate machine, Rain coloured roses, Ramble on, St. Louis Blues, groupe tout de même de seconds couteaux, malgré les surprises.

Jeff Beck / Jeff Beck Group **** : comme pour Jimmy Page, il y a un double CD intitulé Shapes of things qui réunit des enregistrements épars des débuts de Jeff Beck avec différentes formations au cours des années 60. Je ne parlerai pas ici de sa période Yardbirds. Il a eu un single à succès Hi Ho silver lining (chanson enregistrée au même moment par The Attack), a sorti un autre single Tallyman (composé, je crois, car c'est significatif, par Gouldman, le compositeur de trois premiers succès des Yardbirds) et il a formé le Jeff Beck Group avec Rod Stewart et Ron Wood, ce qui nous a valu deux albums exceptionnels Truth et Beck-Ola, mais aussi un accompagnement de Donovan sur les deux faces du 45 tours Barabajagal, qui se retrouvent sur le très bon album correspondant. Un accident de voiture avec fracture du crâne éloigne alors un temps Beck de la scène, lequel était déjà en contact avec Bogert et Appice de Vanilla Fudge. Remis sur pieds, il crée une nouvelle mouture du Jeff Beck Group, ce qui nous vaut deux nouveaux albums qui se ressemblent quelque peu, mais bons, le premier éponyme, le second ayant pour nom Rough and ready. C'est alors que nous passons à la formation Beck, Bogert, Appice. Il existe un album studio du groupe, puis un live japonais est paru, mais uniquement au Japon. Qui plus est, il y a deux produits live distincts: un simple vinyle avec une pochette représentant Jeff Beck (et encore, les rééditions ont glissé une autre photo de lui) et un double vinyle avec plus de titres transformant la pochette de l'album studio en pochette rouge.
Pour aller vite, le reste de sa carrière est solo et passe du rock à un style plus jazz. Je préfère la période rock, la seconde m'intéresse beaucoup moins, mais tout de même j'aime beaucoup Blow by blow qui pourtant ne s'adresse pas à un public bien rock. Wired ou There and back me marquent déjà moins. Who else! en 99 ne me déplaît pas du tout, étrange, mais je le trouve intéressant.
Dans la période de transition 74-76 (départ de Mick Taylor, arrivée de Ron Wood), Jeff Beck a joué plusieurs sessions avec les Rolling Stones, ce qui se retrouve en bootlegs.

The Bedrocks : groupe indien anecdotique qui reprit en single Ob-La-Di  Ob-La-Da en même temps que The Marmalade, avec en face B le titre Lucy qui n'a rien à voir avec Lennon.

The Bee Gees ** :
On reprochera à un rocker de s'intéresser aux Bee Gees. Franchement, j'aime bien aussi les pièces montées pop et, dans le cas des Bee Gees, on peut déjà distinguer la première période sixties, avec trois bons premiers albums (marché mondial, vu qu'il y a déjà des albums australiens): First, Horizontal et Idea. En CD, First ou 1st est très riche. Il est vrai que dès le départ c'est plutôt un groupe profilé 45 tours qu'album, comme les Beach Boys. J'aime beaucoup tous ces classiques: New York Mining disaster 1941, Holiday, Massachusetts, World, Words, I've gotta get a message to you, First of may, etc. Je n'ai pas les albums suivants, pas même Odessa. Une énigme! The Marmalade reprend une composition des trois Bee Gees, Butterfly (de mémoire!), mais je ne connais pas l'original, ni ne sait où le trouver!
La seconde période des Bee Gees, celle sans succès, est effectivement très fade et sans intérêt. La troisième période, les succès disco, ne s'adresse pas aux rockers, mais j'aime bien les titres quand même. Stayin' alive a une ligne de basse qui vient de My Lady d'Arbanville de Cat Stevens, étonnant pont entre deux chansons qui donnent le frisson. Pour les titres disco à succès (Tragedy, You should be dancing, etc.), il suffit d'une compilation, pas la peine de courir les albums. Reste alors les titres en solo ou pour d'autres, comme Woman in love pour Barbra Streisand. Un truc, un frère Gibb qui connut un peu de succès en solo dans les années 70 n'est pas un Bee Gees, mais un frère cadet des trois du groupe mythique.
Quant au nom, il n'y a pas à multiplier les explications: c'est un jeu de mots. Les initiales de Brothers Gibb donnent un peu Gibb à l'envers, the Bee Gees. Tout simplement.

Belfast gypsies : groupe créé après l'éclatement du groupe The Them et décidé à poursuivre dans cette tradition des débuts. Kim Fowley leur a composé deux titres phares, mais singer Van Morrison, ça n'était pas idéal : Gloria's dream, People let's freak out.

Cliff Bennett and the Rebel rousers : Formation anecdotique de 61 à 69. Le nom du groupe est trompeur, car ils donnent exactement l'image clean inverse. Ils ont eu comme succès One way love en 64 et Mc Cartney a produit leur reprise de son remarquable Got to get you into my life, mais la version présente ne remplacera sûrement pas l'original qui figure sur l'album Revolver. Leur dernier petit succès est I'll take you home. On l'aura compris, leurs deux albums n'auront strictement aucun intérêt : Cliff Bennett and the Rebel Rousers, puis Drivin' you wild. Le groupe a cassé en 69 et Cliff Bennett s'est tourné vers le progressif avec Toe Fat. ll réapparaîtra en 75 en formant le groupe Shanghai avec Mick Green du groupe The Pirates, mais formation éphémère à nouveau.

Dave Berry and the Cruisers : Sans grand intérêt, j'ai quand même voulu en avoir un best of dans la mesure où il a eu le privilège d'un titre rare de Ray Davies des Kinks, This strange effect, et de Graham Gouldman, I'm gonna take you there. Ce dernier a composé trois des grands titres des Yardbirds : For your love, Evil hearted you, Heartful of soul, Bus stop and Look through any window pour The Hollies, No milk today pour Herman's Hermits. Son groupe The Mockingbirds n'a pas lui connu le succès, il fut ensuite membre de 10 CC.

Big Bertha : Groupe du bassiste Ace Kefford, qui a d'abord été membre de The Move. This world is an apple en 69.

Pete Best Four : Pete fut le batteur des Beatles juste avant qu'ils connaissent le succès. Son meilleur titre pourrait être celui-ci : The way I feel about you.

The Big three : Groupe merseybeat avec un membre qui rejoindra The Merseybeats avant de travailler un jour avec Roxy Music et Quattermass parmi d'autres. Le groupe semble estimé par ceux qui aiment le merseybeat, mais moi je préfère être bien sévèrement sélectif en fait de merseybeat. On peut retenir le EP Live at the Cavern avec What'd I say, Reelin' and rockin'.

The Birds **** : C'est le groupe des débuts de Ron Wood, alors le frère cadet d'Arthur Wood, leader des excellents Artwoods. Mais, très vite, la question allait devoir s'inverser: qui c'est Arthur Wood? C'est le frère aîné de Ron Wood. Ron Wood souffre évidemment des réactions du public stonien qui digère mal le départ de Mick Taylor et qui évidemment ne se gêne pas pour faire sentir ce qu'il a perdu par la comparaison. Qui plus est, la musique des Rolling stones a tellement baissé, et surtout en concert, de 74 à 76, que même si ce n'est pas le fait d'un seul homme le nouveau venu est un peu un bouc-émissaire idéal. Pour la presse, Ron Wood est l'homme de solos à deux balles dans les tournées 76-77 des Rollings stones, tournées déjà perturbées par le comportement envahissant du musicien complémentaire Billy Preston. Mais, il faut quand même dire que les concerts brouillon de 76-77 sont une faute stonienne globale et que Ron Wood a été stigmatisé dès le début avec des conséquences irréversibles. Le problème, c'est que Ron Wood n'était pas n'importe qui. Compagnon de Rod Stewart, il a été membre de la meilleure mouture du Jeff Beck Group avec deux albums majeurs Truth et Beck-Ola, plus le single de Donovan. Ron Wood et Rod Stewart sont ensuite devenus membres des Faces, après le départ de Steve Marriott des Small Faces. Peu de gens savent aujourd'hui que les Small Faces sont l'un des plus grands groupes sixties. Le chanteur Steve Marriott est parti fonder un groupe Humble Pie et les trois autres Faces, qui ne manquaient pas de qualités importants, se sont adjoints les deux expatriés du Jeff Beck Group, un très bon guitariste Ron Wood et une voix incroyable quasi inespérée pour faire oublier Marriott, à tel point que le groupe vécut dans la hantise d'avoir engagé un nouveau traître. Justement, Rod Stewart eut en parallèle à la superbe expérience rock des Faces un début de carrière solo à grand succès et, malgré la qualité des Faces, le succès de ceux-ci devenait le résultat de la présence de Stewart. Les Faces étaient pourtant brillants avec plusieurs compositeurs dont Ron Wood, lequel participait encore aux albums solos de Rod Stewart, comme Ron Wood fut présent au concert de retour d'Eric Clapton en janvier 73. Carte de visite importante pour entrer chez les Stones donc! Et Ron Wood n'est pas un guitariste ennuyeux, quand on songe à l'excitation qui sort des albums des Faces, notamment le 3ème et le 4ème. Or, les Birds, c'est aujourd'hui un CD qui réunit dans un magnifique emballage avec livret l'intégral d'un groupe garage dont on a peu de choses à se mettre sous la dents, une poignée de singles, quasi rien comme inédits, inédits qui sont essentiellement des versions alternatives, mais quel rock garage sixties remarquable! Mod-freakbeat bien péchu! bien, comment ils disent déjà, "harsh-sounding"! A noter une adaptation en anglais de La Fille qui dit "non" de Polnareff.
Evidemment, le "i" permet d'éviter la confusion avec le groupe américain plus que majeur The Byrds.
Say those magic words
Leaving here
That's all I need you for (extrait de film en 66 "The Deadly Bees")
Entrée indispensable.

Cilla Black: Ah, dans les années 60, les artistes n'étaient pas sévèrement sélectionnés au physique. Ce n'est d'ailleurs pas une question de beauté, c'est aujourd'hui une question de "l'image le fait, ou pas?" ce qui est assez différent. Whitney Houston, je suis désolé, c'est fade, sans âme, ce n'est pas ça une grande voix soul. Ici, la voix de Cilla Black, je n'ai pas d'album d'elle, je connais mal, mais déjà c'est au moins une vraie voix. Les gens font la gueule, quand on leur dit qu'aujourd'hui nous sommes dans la nullité complète. Il y avait un nombre considérable de grands groupes dans les années 60, mais aussi un nombre considérables de femmes noires américaines, anglaises, etc., qui avaient des voix renversantes, des voix de chanteuses à part entière, avec du style, du souffle, de l'émotion. Oui, il y a des débiles qui vont vous expliquer qu'à peu près chaque année il y a un tube de Madonna dans les années 80-90, woah! génial!, donc qu'il y a des artistes qui tiennent dans le temps, et puis après il y a eu une diva qui s'appelait Whitney Houston qui chantait grandement mieux que Madonna et qui a eu une petite période ravageuse de succès vers 87, du moins aux Etats-Unis. Qu'est-ce que je peux faire contre ça? Pour moi, il y a de la prouesse dans la voix de Houston, mais c'est du lissé comme pas permis, la musique n'est pas vécue, et nous sommes là-dedans depuis longtemps, depuis le milieu des années 70.
Pour Cilla Black, les Beatles ont écrit la chanson It's for you. En 64. Un titre je suppose de Mc Cartney plutôt.
Anyone who had a heart

Black cat bones * : Groupe blues rock de Paul Kossoff et Simon Kirke en 67-68, avant de former Free. J'aime bien ce style. Quelques craquements vinyliques.

The Blackwells : Un groupe merseybeat, je ne m'intéresse pas au merseybeat. Il y a l'Amérique et le rock anglais, mais les débuts du rock anglais sous la forme fade du merseybeat, je fais le tri. Le merseybeat, c'est un peu l'arrivée du rock par les ports d'Angleterre. C'est pas terrible musicalement, c'est gentil.
Why don't you love me?

Blind Faith **** : Il y a un côté supegroupe dans la formation de Blind Faith. Deux des membres de Cream, Eric Clapton le virtuose de la guitare et Ginger Baker le virtuose de la batterie rejoignent Rick Grech de Family (anecdotique) et surtout Stevie Winwood, génie précoce, adolescent du temps de Spencer Davis Group, qui a déjà deux superbes albums de Traffic derrière lui. La pochette (la très jeune fille à la poitrine naissante) ne passerait sans doute plus aujourd'hui. La preuve! Ils ont joué en concert à Hyde Park le 7 juin 69, donc juste avant le concert mythique des Stones. L'unique album reste très bon, mais je ne suis pas par terre non plus. Ginger Baker fondera Airforce, Stevie Winwood reprendra quelque temps Traffic avec notamment une dernière réussite John Barleycorne must die. Après, je n'ai pas suivi sa carrière solo, ses titres à succès dans les années 80 me semblent complètement séparés d'un passé rock.
Had to cry today
Well Alright

Blodwyn Pig : Groupe de 69 avec un guitariste qui a déjà quitté Jethro Tull, Mick Abrahams, lequel pond deux albums avec le groupe, avant de s'en aller en étant remplacé par Peter Banks de Yes. Mais, je n'accroche pas. Same old story. Dear Jill a une intro qui fait fortement songer au Little red rooster des stones, mais après c'est le grand chant de l'importance auquel je ne suis pas sensible. Après, ça vire jazz instrumentalement.

Blossom Toes *** : Bien qu'inconnus et n'ayant pas eu de succès, les Blossom toes sont un des meilleurs groupes de la vague psychédélique de 1967. Ils ont sorti deux bons albums avant tout We are ever so clean et puis If only for a moment, réédités en CD avec des bonus tracks. Ils ont aussi leur reprise d'un titre de Bob Dylan I'll be your baby tonight. Le groupe adopte une attitude un peu comique et les interludes entre les morceaux. En même temps, les arrangements sont superbes, bien qu'il semble que ce n'ait pas été la volonté du groupe de voir des musiciens mis de la partie pour agrémenter le tout d'instruments classiques divers : violoncelles, tubas, flûtes, clavecins, trompette ou cor anglais. L'album We are ever so clean ne pouvait être joué sur scène. Deux ans plus tard, If only for a moment sera un peu différent. Puis, le groupe disparaîtra. Mais, l'album We are ever so clean est vraiment bien.
Mr. Watchmaker
I'll be late for tea
Love is
The Remarkable saga of the frozen frog
 Entrées prévues.

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